2011… Ou la problématique de la carte de voeux…

Comme beaucoup de gens de mon entourage, festoyer le passage vers une nouvelle année est plus un mauvais moment à passer qu’un événement attendu avec impatience. Trop de soirées où je me suis trouvée face à des inconnus me souhaitant plein de belles choses pour les douze mois à suivre, qui ne savaient ni qui j’étais, ni ce que j’espérais de l’avenir, sachant pertinemment qu’ils ne me recroiseraient jamais de leur existence.
Les derniers réveillons ont donc été fort calmes. Celui de 2009, c’était seule dans mon appartement à Perpignan, sachant déjà que mon départ n’était qu’une question de mois. Celui de 2010 s’est déroulé avec deux autres amies blondes, célibataires, intelligentes et pleines d’humour… comme moi ! Marie-Chantal nous avait concocté une table digne des plus beaux épisodes d’un « Dîner Presque Parfait », et les gourmandises pour aller avec, dont un bloc de foie gras frais de 500g à qui Nadège et moi-même avons fait sa fête, sans oublier un sublime plateau de fruits de mer et quelques litchees réunionnaises. La fin de soirée ? A nous raconter les récents épisodes de nos vies respectives, les vieux souvenirs qui font rire… avec le recul, et, en fond sonore et imagé, un « best of » des plus grands tubes des années 80 sur W9. Beaucoup de rires, donc, au coin de la cheminée (un véritable bonheur à Paris !) et un retour au bercail à 5h du matin…
Une entrée… enthousiasmante ! ©MBazU
Je vous passe le détail d’une palourde mal digérée… Le 1er janvier, nous dirons… dans la journée… me voilà attelée à une tâche autrement plus ingrate que de passer un bon moment entre blondinettes : réfléchir à la carte qui marquera mes voeux pour cette nouvelle année. Je pourrais, me direz-vous, me contenter d’aller piocher sur n’importe quel site spécialisé, faire un envoi groupé, et voilà le travail. Mais, et il y a un « mais », quand vous avez travaillé quelques années au sein d’une agence de publicité, et que votre rôle de concepteur-rédacteur était, entre autres, dédié à la création des cartes de voeux des clients, vous prenez quelques méchantes habitudes… Comme celle de vouloir personnaliser ces gentilles et sincères pensées destinées à votre entourage.
Ceux qui me connaissent savent qu’en la matière, si on ne me pose aucune barrière, je suis très « politiquement incorrecte ». Avec l’année 2010 qui m’a réservée son lot de batailles, de retournements de situation et de retroussements de manches, c2011 est forcément très attendue, et de pied ferme ! J’ai donc opté pour la mise en avant de Bob, mon « jumeau » (rassurez-vous, je parle de sa beauté intérieure) afin de délivrer la bonne parole. Une photo qui me plait, le rapport avec l’année chinoise du lapin qui déboulera début février, le rappel du cigare… Et voilà, la version française est prête.
Car non contente d’exprimer ma créativité dans la langue de Molière, je m’attelle également à son pendant Shakespearien, vu le nombre de mes contacts anglo-saxons. Quelques secondes de réflexion ont suffit à me persuader que simplement traduire mon texte ne collerait pas au message que je voulais faire passer (parce que le naufrage des Bleus en Afrique du Sud, cela nous fait honte, mais cela fait beaucoup rire ailleurs !). Je suis donc repartie à la conquête d’un nouveau visuel, et dans ces cas-là, quand votre cerveau est en plein bouillonnement, et votre connexion Internet au point, le hasard fait souvent bien les choses. Une photo toujours trash, mais animale, cette fois-ci, pour souhaiter le meilleur à mes amis anglophones.
Il m’en reste encore une dernière à mettre en oeuvre, dont la trame est déjà trouvée, mais qui me demande un peu plus de travail… Celle réservée au monde professionnel, aux recruteurs, bref, à ceux que je souhaite ardemment convaincre que le second degré est mon credo mignon, mais qu’il y a beaucoup plus à piocher dans ma longue et polyvalente expérience professionnelle. Je m’y remets donc, et je profite de ce court billet pour vous souhaiter le meilleur pour cette nouvelle année qui s’offre à nous. Que l’humour, la créativité et l’enthousiasme ne nous lâchent jamais, même dans les moments les plus difficiles…

Nouvelle année, nouveaux souvenirs…

2010 s’achève… enfin !

Pourtant, rien ne va changer dans cette nuit du 31 décembre au 1er janvier. Les cons resteront des cons, les crapauds ne se transformeront pas en princes charmants et les TGV Paris-Perpignan-Paris auront toujours autant de mal à faire le parcours sans encombres. La frontière symbolique entre aujourd’hui et demain est totale, et c’est finalement dans nos têtes que tout se joue.

Que faire alors ? Enterrer vite fait bien fait cette pénible année 2010 ? Je ne connais pas grand monde dans mon entourage qui en gardera un souvenir ému. Des larmes, oui, il y en a eu, mais des sanglots dus aux épreuves, au découragement, à la faculté qu’a la vie, parfois, de vous coller des embûches quand vous pensiez avoir passé un bon coup de sécateur sur vos soucis.

Une année 2010 pleine d’imprévus, de batailles à mener, de victoires à attendre et de patience à trouver. Une année structurante, mais toutefois pas constructive, ou alors en douce, bien planquée sous le quotidien chaotique. Des leçons à retenir en tout cas, des renoncements à accepter, des trahisons à digérer, des mains tendues à ne surtout pas oublier.

Une année où il a fallu savoir passer les vitesses sans noyer le moteur, sans caler, si possible de la seconde à la cinquième en 2 secondes chrono, pour ensuite vite ralentir, se garer, et attendre de reprendre la route, valise à la main, espoir au coeur.

Une année de surprises, où l’on pensait avoir fait le tour de ce que l’on était, et où l’on se découvre différente, prête à de nouveaux paris, à 180 degrés de ce que l’on se sentait capable de faire. Des remises en question, des envies bien enfouies à déterrer, des attachements à arracher… Se transformer, accepter la mutation, devenir adulte, en tout cas son propre soi et ne plus être le personnage qu’on a voulu faire de vous.

 
Une année qui aurait pu être fatale, s’il n’y avait pas eu les autres. La mère, les ami(e)s, les ennemi(e)s, les rencontres, les rejets. Apprendre à demander, ne pas oublier de remercier. Accepter de se reconstruire, repousser ce qui nous pèse. Sourire à ceux qui prennent soin de vous, qui vous parlent, ou qui savent aussi se taire. Passer son chemin face à ceux qui ne vous écoutent pas, vous font la morale, vous toisent du haut de leur vie parfaite qui sonne pourtant si creux.
 
 
2010 ? Une année de patience, de révélations, et de petites graines qui ne demandent qu’à pousser. Ne surtout pas s’aigrir des malheurs passés, ni s’appesantir sur les incompréhensions, les couteaux dans le dos, et les portes claquées au nez. En retirer au contraire toute la sagesse qu’il en découle. Apprendre enfin à s’écouter, à écouter les autres, à suivre sa voix, à croire en soi, à ceux qu’on aime, et se souvenir qu’il y a des chemins abrupts à ne plus emprunter… On a déjà donné !
Le passage en 2011 n’est qu’une étape symbolique dans ce perpétuel apprentissage qu’est la vie. Les erreurs seront toujours là, les déceptions aussi. Mais la connaissance de soi, tourner le dos à ce qui ne nous convient plus, s’ouvrir à des horizons forcément inconnus, mais certainement pleins de belles surprises, voilà ce vers quoi il faut aller. Passer un nouveau cap dans une vie déjà bien remplie, mais dont on se rend compte qu’elle ne fait que commencer..
Bienvenue à 2011 !
 
Et bye-bye 2010 ! 😉 ©MBazU