Mont-Blanc… Mon miam !

Enfin, un peu de gourmandise dans ce blog ! Je m’étonne même de ne pas avoir évoqué mon goût pour les bonnes choses auparavant, tant le sujet m’est sensible.
Je suis un bec sucré depuis très, très longtemps, étant même encouragée en ce sens par des parents limites gâteux envers leur fille unique. Mon budget bonbons était de 10 Francs par passage, ce qui faisait de moi la meilleure copine de notre boulangère. La première fois, je crois qu’elle a voulu vérifier si je ne me fichais pas d’elle. Non, non, j’avais bien les sous en poche, et je repartais toute fière avec mon gros sachet de friandises, généralement réservé pour emballer les croissants tout chauds.
Mais avec les années, mon palais s’est affiné. Tout d’abord en matière de salé. J’ai appris à aimer quasiment tout, sauf peut-être le céleri rémoulade et les endives cuites, mais là, il faut remercier les cantines de mes différents établissements scolaires. Je pense être assez gourmette pour me laisser guider au hasard des plats, partir à la découverte de nouvelles associations… tant que le produit est bon !
Pour le sucré, cet apprentissage s’est déroulé dans le cadre professionnel, par un passage chez Pierre Hermé. Un poste d’attachée de presse, qui « m’obligeait » à connaître toutes les créations. A mes premiers jours dans cette très belle maison, j’ai ainsi dû tout goûter : Ispahan, mille-feuilles, viennoiseries, délices chocolatés, et j’en passe. A chaque nouvelle collection de pâtisseries, mon travail consistait à présenter et faire goûter ces délices aux journalistes. Le rythme était intense, et mes hanches pouvaient en témoigner. Mais l’envers du décor m’a surtout permis de côtoyer Pierre Hermé, un technicien hors-pair, capable de définir par sa connaissance encyclopédique des produits les proportions idéales d’une nouvelle création. Ceux qui pratiquent la pâtisserie savent qu’à un gramme près, une recette peut s’écrouler… C’est dire le niveau de l’artiste. Autour de lui, toute une équipe de pâtissiers et pâtissières talentueux et passionnés, travaillant très tôt le matin, et en rythme encore plus effréné lors des fêtes de fin d’année. Alors, j’ai forcément appris…
L’une de mes gourmandises préférées vous parlera sans doute : le Mont-Blanc. Une tuerie composée de vermicelles de crème de marron, dissimulant sous leurs sillons une meringue surmontée de crème chantilly.
Et cet après-midi, trainant dans le quartier Tuileries (cela devient une habitude !), je n’ai pu résister à l’appel du palais, me trouvant à quelques mètres seulement du temple de Mont-Blanc, le très réputé Angelina. Le décor de ce salon de thé reste assez suranné, mais c’est finalement ce qui fait son charme. La population y est assez variée, puisque vous pouvez croiser les inévitables touristes, mais également des dames (de tout âges) très élégantes, voire même des hommes d’affaires.
Je commandais donc mon fameux Mont-Blanc, accompagné d’un thé vert, histoire de ne pas gâcher toute la suavité du marron, une alliance découverte lors d’un séjour au Japon (toujours pour Pierre Hermé), et depuis adoptée.
Mmmh… Que du bonheur ! Il ne m’a fallu que quelques minutes pour lui faire son sort, en prenant toutefois bien garde à ne pas jouer aux gloutonnes. L’union du marron, assez granuleux en bouche, avec la légèreté de la chantilly et le croquant-collant de la meringue en font une pâtisserie absolument divine, pas trop sucrée, mais extrêmement goûteuse.
Petit clin d’oeil de la vie, c’est Sébastien Bauer qui est aujourd’hui le chef pâtissier d’Angelina. Côtoyé chez Pierre Hermé (il avait alors en charge la fabrication et les tests des nouvelles créations), il a depuis bien grandi et se fait peu à peu un nom dans ce petit monde très fermé de la gastronomie, car le garçon est doué. J’avoue avoir repéré du coin de l’oeil le « Dita », un cocktail pâtissier dédié à la très belle et sensuelle effeuilleuse Dita von Teese (cocktail orange et gingembre au Cointreau et dessert en suspension : crème légère à la violette, confits suprêmes d’orange, mini baba imbibé au Cointreau, gelée de violette, gelée d’orange et gingembre). Le Mille-feuilles Fraise-Pistache me parle bien également. Et, du côté des « classiques », l’Olympe (biscuit macaron à la violette cristallisée, gelée de fraise et de framboise, crème mousseline à la violette, framboises fraîches) me fait un sacré appel du pied !
Ma dégustation… du début à la fin : 5 minutes chrono !

Angelina
226 rue de Rivoli – Paris 1er
2 place de la Porte Maillot (Palais des Congrès) – Paris 17e
Petit Trianon, Château de Versailles (boutique à emporter)