Home sweet home !

Trouver un nid à soi, voilà un sacré pari en 2011, en particulier dans une grande ville comme Paris où les prix à l’achat n’ont absolument pas subi la crise, et où le moindre deux-pièces situé à quelques encablures du périphérique vous menotte à un crédit d’au moins 20 ans.
 
Acheter, pas simple, mais louer… Une aventure encore plus risquée que le premier épisode de Koh-Lanta. Il faut montrer patte blanche : CDI, salaire net équivalent à deux voire trois fois le prix du loyer, garant avec les mêmes assurances financières. Si l’un de ces éléments manque à l’appel, il faut croiser les doigts et prier pour que la Providence soit des vôtres, et qu’un coup de pouce vienne du propriétaire ; que votre bonne foi soit entendue.
 
Et voilà qu’après 11 mois de recherche, de déménagements chez les uns et les autres (que je remercie, une fois encore), d’entassement de cartons dans les caves d’amies (il y en a encore, j’avoue) ou chez le garde-meubles, que les bonnes ondes se sont enfin accordées pour mettre du ciel bleu dans mon mois d’avril. C’est par un pur hasard, conséquence de plusieurs actes non contrôlés, de rendez-vous non prévus, et justement pas du tout intéressés, que j’ai trouvé ce nid. Trouvé par pur hasard, et pour lequel il a fallu prendre une belle épée et partir à la bataille car je n’avais rien de la candidate idéale. Me voilà donc à quelques mètres du métro Jules-Joffrin, à quelques encablures de la commerçante rue du Poteau, quatre lignes de bus et une station de taxis à disposition… Le décor est bien planté. Il faut ensuite prendre son souffle, entrer, passer le long couloir (et faire un coucou à la boîte aux lettres en passant), ouvrir la porte de l’interphone, regarder avec envie cet ascenseur qui n’est pas le vôtre, continuer tout droit, atterrir dans une petite cour carrée, ne pas s’y arrêter, puis là, grimper les étages. Vu le nombre, mieux vaut se laisser porter par le rythme, penser qu’on économise les frais faramineux d’une salle de sport… et repérer rapidement son paillasson histoire de ne pas se tromper d’étage !
 
 
Et quand on entrait, vers 20H, ce dimanche, cela donnait ça… Gloups !
 
 
22m2, ce n’est pas grand. Mais c’est immense quand on veut redémarrer quelque chose. Un 22m2 qui me ressemble bien plus que mon ancien 95m2 à Perpignan, vaste, mais froid, où tout était loin, trop loin. Ici quelque chose va redémarrer ; je ne sais pas encore dans quelle direction. Pour en arriver là, certains m’ont tourné le dos, cela arrive. D’autres m’ont soutenue, moralement, par des mots, des messages, des attentions. Il y a celles (et ceux, la semaine prochaine) qui ont mis à contribution muscles et sueur. Une mère qui m’envoie quotidiennement ses bonnes ondes, et bien d’autres choses, encore. Un ami qui a signé un long papier manuscrit pour que le rêve devienne réalité.  Il y a donc eu du mouvement autour de moi ; des départs, des retours, des « satellites ». La vie bouge ; il y a eu les larmes, la fatigue, l’espoir, la joie. Pour en arriver là, comme disait Dalida…
 
 
Eux sont bien là, pas encore vraiment rangés… Mais prêts pour l’appel !
 
 
Ici, rien n’est encore en ordre. Il manque des aménagements pour que rien ne traîne, que les ondes passent bien. Mais déjà, je sens comme une nouvelle dynamique. L’envie d’écrire, alors que cela a été si douloureux ces derniers mois. Pouvoir penser, à mon rythme. Ecouter le silence. Provoquer le bruit. Les miens.
 
Il est désormais temps de se retrousser les manches. Une fois de plus. Mais là, une première bataille a été gagnée. La suite sera houleuse, car rien ne s’obtient en claquant des doigts. Mais retrouver l’envie, voilà déjà un cap à tenir. Une ambition qui est mienne depuis longtemps, mais qui a trouvé ici, dans ce petit nid, une nouvelle raison de s’y accrocher…
 
Les pieds sur terre, prêts pour passer un nouveau cap !
 

2 Commentaires

  1. Bonjour,
    Je suis content pour vous… Je vois que les flacons font que déjà vous vous sentez chez vous – même si pense personnellement qu'il faille les protéger de la lumière 🙂 -et c'est un nouveau départ qui s'annonce !
    PS : BHV

    J'aime

  2. Merci Thierry !
    Les flacons ont été la première chose installée dans le studio. Ils ont déjà changé de place, et trouveront certainement un autre lieu de repos et d'attente une fois que les quelques meubles que je compte ajouter seront là… Je les chouchoute, et chez moi, les lumières sont douces (mes lampes subtiles ont remplacé le gros halogène) n'ayez crainte ! Je me suis d'ailleurs « jetée » sur Tubéreuse Criminelle, éloigné de moi depuis octobre dernier… puis sur d'autres… En fait, sur tous ceux que j'avais dû laisser dans un carton, en attendant d'avoir enfin un peu de place pour les ranger…
    Au plaisir ! 🙂

    J'aime

Et vous, qu'en dites-vous ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :