Pesto truffé, bombe lâchée…

Samedi matin, le cerveau encore dans le brouillard.

Direction le Monop’ du coin, pour ravitailler mon mini réfrigérateur de quelques denrées alimentaires majoritairement vitales. Avec aussi, dans l’idée, de m’offrir un ou deux petits plaisirs pour améliorer le quotidien. Je m’arrête donc au rayon « glaces » (le réfrigérateur est mini, mais avec congélateur inclus) pour mettre la main sur un pot de Dulce de Leche made in Haagen-Dasz… Je sais, j’ai frappé fort !

Voilà peut-être pourquoi j’ai continué ma visite en ne creusant pas trop au fond des linéaires, histoire de ne pas être tentée une seconde fois. Passage rapide au rayon pâtes. A ma gauche la « pasta ». A ma droite, les sauces. Comme souvent, je jette un oeil rapide aux divers coulis ou pesto, car pas vraiment adepte de ce petit « ajout » que je ne sais jamais doser. Ou pas assez, et j’ai l’impression d’ingurgiter un plat de cantine, ou bien trop envahissant… et écoeurant.

Pourtant, pourtant.
Il y a parfois des ingrédients qui font clignoter un gyrophare gustatif dans mon cerveau, et qui, je n’en doute pas une seconde, me transforment en une espèce de ménagère habitée par le démon de la gourmandise, le regard possédé… Autant vous dire que lorsque la cible est visée, Terminator lui-même peut aller jouer à la poupée. Je suis invincible.
Par exemple, quand je vois écrit le mot « truffe » quelque part. Elle peut être blanche, noire, d’Alba ou du Périgord, aucun racisme ni ostracisme de ma part : ça clignotte partout dans mon cerveau, mes narines se dressent et mes papilles s’emballent vitesse grand V. Me reviennent alors des souvenirs rares mais indélébiles, version restaurant étoilé ou cuisine d’amis. Et toujours ce parfum si particulier, boisé et terreux, légèrement noisetté et animal, qui attire autant qu’il fait fuir.

©MBazU

©MBazU

« Pesto à la truffe noire d’été« . Plutôt pâlichonne, la sauce, au premier abord. Mais mon sixième sens me conseille d’embarquer le trésor trouvé. Un seul pot pour rester raisonnable… en croisant les doigts qu’en cas de craquage sans retour, le ravitaillement ne fasse pas défaut. Retour à maison, avec un plan d’attaque bien en tête : linguine, lamelles de parmesan… et c’est tout ! Le menu du soir est arrêté, ne reste plus qu’à patienter…

Je vous passe les aléas de la préparation des pâtes (impossible de faire bouillir l’eau, la plaque électrique s’étant mise en mode France vs Pays de Galles), puisque finalement je suis arrivée à mes fins, avec force patience et ingéniosité.

Ouverture du pot. Je ne me suis pas trompée, la truffe est bel est bien là, bondissant de son écrin en verre. Mais pas trop entêtante, presque pas assez, d’ailleurs.
Vidage du pot. Texture brillante, travaillée, qui me rappelle un peu le caviar de citron découvert cette semaine chez un chef étoilé. Je laisse un peu chauffer. Puis invite en casserole les linguine « al dente ».
Je touille ; le parfum de la truffe est juste divin. Mon estomac suit la même cadence, mes babines s’emballent. Ne reste plus que la touche finale, quelques fines lamelles de parmesan et une pincée de fleur de sel… C’est prêt !

Le verdict ? De la bombe !

Goût présent mais pas envahissant et texture « pesto » fine et enveloppante. C’est juste démoniaque… L’étiquette mentionne également la noix de cajou et un fromage italien, le Grana Pomado. Ces deux ingrédients domptent en douceur le goût quelque peu souffré de ce champignon de luxe, pour en développer les plus belles notes. Le parfum de la truffe a bien sûr envahi mon petit studio, mais il est tellement envoûtant que je n’ai aucune envie de faire bruler l’une de mes bougies pour en couvrir le fumet. Bref, je valide !

Objectif de la semaine prochaine ? Faire du réassort, même si, préservation de la magie oblige, l’expérience ne sera pas rééditée trop souvent. Par contre, je ferai plus régulièrement mes courses à potron-minet…

C’est fou ce que mon instinct matinal me donne de bonnes idées.

7 Commentaires

  1. pas bon

    Je confirme le commentaire ci-dessus, l’odeur est nauséabonde. Au gout ca passe quand meme avec un effort pour ne pas jeter. Le reste du pot a fini à la poubelle. Je ne comprends pas comment on peut commercialiser cela.
    Pourtant je suis vraiment bonne pâte et je mange de tout, curieux de nouvelles saveurs. Mais là c’est infame.

    J'aime

  2. Kal

    Je viens de le gouter et il est a tomber, j’aime beaucoup sa texture et son gout tres original, je le trouve tres doux en bouche, totalement different du caviar de tomate a la truffe de la meme marque que j’adore egalement.

    J'aime

  3. Marie

    La sauce est bonne, vraiment. Odeur nauséabonde, je peux comprendre, l’odeur de la truffe fait tourner la tête des plus fragiles, c’est une odeur très particulière. Dans ce cas, prenez un pesto classique. Amitiés.

    J'aime

Et vous, qu'en dites-vous ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :