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Dior en mode AOR (appellation d’origine respectée)

Les Dioriginals…

C’est sans doute la collection que j’attendais le plus ces dernières semaines : treize parfums Dior restaurés au plus proche de leur formule d’origine, tout en respectant la réglementation actuelle. J’imagine toutes les séances d’évaluation qu’il a fallu pour obtenir un tel résultat : pas moins de quatre années de travail pour Francis Kurkdjian et son équipe, en toute discrétion.

L’intention, puis le résultat, me donnent envie de dire « Merci et bravo » pour ce travail de longue haleine, l’ambition qu’il a fallu pour oser penser ce projet et le respect infini aux auteurs originels de ces treize eaux de toilette qui célèbrent le parfum élégant, facetté et sophistiqué.

Rien ne crie, ni ne colle. Quel bonheur !

Bien sûr, certains opus me touchent plus que d’autres, les Chyprés en particulier. Parce que c’est l’une de mes constructions olfactives favorites dans sa version traditionnelle, à la fois élégante et audacieuse, sans faux-semblants. Et intemporelle.

Pour vous en parler, pas de notation, ni de classement, mais quelques mots dédiés à ceux que j’adopterais volontiers aujourd’hui. N’ayant eu l’occasion de les sentir qu’à la boutique de l’avenue Montaigne et celle de Parly 2 (avec un accompagnement adorable et chaleureux à chaque fois), nul doute que cette sélection va s’agrandir… En tout cas, elle me donne follement envie d’y revenir !

Hors concours :
Diorissimo (1956, Edmond Roudnitska).
Un parfum qui ne m’avait auparavant jamais attirée, car moi et le muguet… Mais honnêtement, cette version 2026 est sublime et lumineuse, fidèle à l’original tout en étant débarrassée de cette facette un peu grasse et old school qui me dérangeait. Un ravissement. Si je devais m’offrir l’un des Dioriginals, c’est lui qui serait l’élu. Je n’ai absolument rien de ressemblant dans ma collection !

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Et par ordre alphabétique…

Diorama (1949, Edmond Roudnitska).
Sur le papier, celui qui me correspondait le plus : un chypré fruité et épicé, avec une note de cumin sexy à souhait ! La joliesse s’est confirmée sur peau, en parfaite harmonie. Peut-être même trop, d’ailleurs. Je connais déjà cette Emmanuelle… et porter un parfum, c’est aussi se découvrir autrement.

Diorella (1972, Edmond Roudnitska)
Eau Sauvage est un marqueur de mes jeunes années. Alors forcément, Diorella m’interpelle, puisque il en est le reflet au féminin. Un chypré multi facettes qui crépite, croque et enrobe, avec la pêche au centre de l’inspiration. Et un brin provocateur, même, avec cette note cumin qui se laisse deviner au fil des minutes. Plus je le sens, plus il m’attire.

Dioressence (1979, Max Gavarry)
Un chypré, encore, mais aux facettes épicées et ambrées… Quasi chyproriental, donc. On monte d’un cran niveau température mais toujours dans l’élégance. L’esprit des années 80 se profile, et la portée sur peau rugit de plaisir !

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Diorling (1973, Paul Vacher).
J’ai découvert il y a quelques années ce parfum dans sa version d’origine (vintage, quoi !), un chypré cuiré typique des années 70, aux facettes très animales et chics, mais sans ostentation. Je n’ai pas été surprise par cette version assagie par la réglementation ; c’est vrai qu’il est moins grognant et sauvage, mais il reste impeccablement sophistiqué.

Bonus :
Jules (1980, Jean Martel)
Si mes précédents coups de cœur jouent dans la cour d’une projection intimiste, Jules est lui plus percutant, véritable feu d’artifice jouant sur les notes ambrées, aromatiques et boisées. Une fougère idéale pour un esthète coquin et son amoureuse, chipeuse de chemise au petit matin.

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Prochaine étape ; porter plus d’attention à Dune et l’Eau Fraîche lors d’une prochaine séance d’olfaction, car il ont retenu mon attention sans que je puisse prendre le temps de les fantasmer (oui, c’est important de le faire !).

Et je n’ai qu’un seul conseil à vous donner : vous rendre en boutique / corner, et les (re)découvrir, tous. Car il y en a forcément trois ou quatre (oui, oui) qui vous feront envie ! En prime, les prix (entre 128 € et 148 € les 100 ml) sont tout simplement d’un autre temps, celui que l’on aimerait également voir restauré !

Article paru sur Instagram dans un première version le 13 octobre 2026.

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