Guerlain lance son « self made lipstick »

Je ne me rends pas souvent sur les Champs-Élysées, encore moins au Sephora local qui est très souvent envahi par une foultitude de touristes qui font monter la température de 15 ºC minimum. Honnêtement, il faut être motivée, et ce n’est pas mon point fort quand vient le moment du shopping beauté !

Pourtant, c’est parfois un passage obligé quand on a vent d’une nouveauté, puisque le magasin amiral parisien a souvent l’exclusivité du lancement pour quelques semaines. Et même en s’y rendant en mode Koh Lanta pour un produit X, il arrive parfois qu’on craque pour le produit Y.

C’est exactement ce qu’il s’est passé le 5 mars dernier. En mission pour acheter la Black Cleansing Oil d’Erborian (que je n’ai pas trouvée, au final), je suis passée devant le stand Guerlain, totalement incontournable vu qu’il trône dans le vaste couloir menant au cœur du Sephora.

J’ai le vague souvenir d’un pan de mur complètement décoré d’étuis aux milles couleurs. Et comme j’avais en tête d’avoir lu un article évoquant un rouge à lèvres personnalisable via un blog américain, je ne pouvais que m’arrêter pour y jeter un œil. Non pas que je manque de bâtons de rouge. Je pense d’ailleurs que leur nombre va bientôt égaler celui des mes parfums, ce qui n’est pas un mince record.

Bref, pour vous résumer : Guerlain vous propose une dizaine de modèles d’étuis avec un double miroir, dans des matières et des coloris différents. Il y en a pour tous les goûts… Pour celles qui connaissent, c’est la reprise du modèle Rouge G, avec (et c’est un point très positif) un étui bien moins lourd que l’original. Hyper pratique car il se glisse dans le sac à main, et permet de retoucher ses lèvres avec un miroir intégré… J’ai donc jeté mon dévolu sur un modèle assez sobre mais ultra élégant : le Very Batik…

Côté rouge, là aussi plusieurs dizaines de références, assez variées pour trouver sa couleur favorite. Si je n’ai pu trouver un vrai rouge bleuté , je me suis rabattue vers une variante un poil cuivrée, le nº214 Brick Red. Autre inconvénient, il n’existe aujourd’hui qu’en version satinée. Ça me va plutôt bien, d’autant que le rendu sur les lèvres est très élégant et bien pigmenté, mais vu que le marché est désormais blindé de mats et métalliques, il y aura sans doute une déception chez certaines clientes potentielles pour qui ce fini est peut être un peu trop classique (MAJ : depuis la mise en ligne de cet article, d’autres références ont été ajoutées, dont des métalliques).

Cerise sur le gâteau. Je suis arrivée pile à temps pour bénéficier de la gravure gratuite sur l’étui… Quitte à personnaliser, autant aller jusqu’au bout du processus nombrilesque. Au final, ce rouge Guerlain est totalement taillé sur mesure…

A priori, Sephora devrait généraliser cette personnalisation dans ses magasins (sans doute les plus cossus, que ce soit à Paris et en province). Je n’ai pas eu l’occasion de vérifier, mais je serais étonnée que Guerlain ne propose pas le même service dans ses propres boutiques…

Une jolie occasion de se faire plaisir, et une idée de cadeau originale pour les beautistas qui aiment toujours être agréablement gâtées…

Bien sûr, rien ne vous empêche d’acheter une autre recharge de Rouge G et ainsi de changer à volonté la couleur de votre lipstick quotidien !

Écrin double miroir Guerlain : 14,95 €

Rouge G Le Raisin : 31,50 €

Gravure : gratuite au Sephora Champs-Elysées

Copyright photos : MonBazarUnlimited

Huiles précieuses…

Quand la température monte, et que la peau crie au crocodile, c’est l’heure de sortir l’attirail des onguents les plus hydratants à sa portée. Aux crèmes riches et trop lourdes pour la saison estivale, on préfère s’enduire d’huile parfumée (avec paillettes pour les coquettes).

©MonBazarUltd


Sur mon étagère (de gauche à droite) :

Mini Huile divine pailletée (huile de fleur de la passion), par Sephora

Havana Blues body oil, par & other Stories

Punk Bouquet body oil, par & other Stories

Et, en garde-fou pour les nuits qui reposent, l’inévitable Mixa Intensif pour peaux sèches…

Oser ressembler (virtuellement) à une voiture volée…

Quelle fille digne de ce nom ne s’est jamais barbouillée de rouge à lèvres, de khôl ou d’ombre à paupières « pour voir » ?

A 5 ans, pour ressembler à maman, bien sûr…
(Sauf qu’elle se vexe quand, toute fière, on lui montre le résultat… plus proche de Cruella que de Catherine Deneuve époque « Dernier Métro »).

A 15 ans, pour jouer à la grande, evidemment…
(En général, on se souvient pile à ce moment-là de la scène dite du « pari perdu transformé en minute de tapinage » dans la Boum 2. On prend alors vite conscience qu’on est sur la mauvaise voie).

A l’âge adulte, pour vérifier que tous ces produits miracles nous rendront plus belle et unique…
(Pas forcément vrai ; mais nos salles de bains, elles, sont devenues de véritables succursales d’instituts de beauté).

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Liptick for the girls… #voulzymelody

Tester, c’est bien entendu l’étape obligatoire avant de faire le grand saut. Et les options ne sont pas nombreuses :

– on teste un jour avec tout ce qui nous tente en magasin. Mieux vaut ne pas se rater, car plus on accumule les essais, moins le résultat est probant (les limites du démaquillant). Je vous passe aussi les microbes qui se transmettent d’une cliente à l’autre (beurk !). Bref, option risques et périls…

– on se rend dans un grand magasin ou une boutique spécialisée pour s’abandonner aux mains d’une professionnelle. Là, tout est possible. Personnellement, j’ai depuis longtemps lâché cette solution : jamais compris qu’on me mette autant de couches en ayant soi-disant une peau de jeune fille, et surtout, l’envie de me démaquiller illico plutôt que d’affronter la foule avec une tête pareille. Que ça marche ou pas, la règle qui ne déroge jamais de la part de la maquilleuse (votre nouvelle copine), c’est de profiter du moment pour vous vendre tout l’attirail grimé sur votre figure, soit une addition systématiquement à trois chiffres…. qui bizarrement rend beaucoup moins bien une fois chez vous. Option « fâchée avec mon banquier »…

– on se raccroche sinon aux petits miracles que nous offre, parfois, le quotidien. Le bon produit, la bonne couleur, tentée un matin, et qui tient toutes ses promesses. Option Sainte Rita…

Quand on est une adepte des nouvelles technologies, on surveille, bien sûr, ce que les grandes marques pourraient nous proposer pour nous donner un petit coup de main. Souvent, c’est simplement un catalogue des références, où les couleurs se devinent à peine, même quand un mannequin qui ne vous ressemble surtout pas joue au modèle.

Il y a quelques jours, je suis tombée  par hasard sur la toute récente application de l’Oréal, qui s’utilise sur iPad et iPhone.
Inconvénient : les références sont souvent inégales (parfois trop, pour les rouges à lèvres, ou insuffisantes, pour les blushs) et bien sûr « maison ».
Par contre, et c’est là la trouvaille, la technologie de réalité augmentée est mise à profit pour adapter le maquillage choisi aux courbes de la peau, à la luminosité ambiante… et aux mouvements du visage !

ecran iphone

Baptisé « Make Up Genius », ce simulateur de maquillage est tout simplement hallucinant. Et si, au départ, on cherche les références idéales pour notre carnation et notre style, on se prend vite à faire « mumuse » et oser des looks pas forcément du meilleur goût, mais uniquement partagés entre la tablette (ou le téléphone) et soi.

Techniquement, c’est bluffant. Attention toutefois pour les impatientes. L’application peut parfois s’emballer et « bugger », obligeant à reprendre tout à zéro. Grrrrrrrr ! Sinon, le calibrage du visage se fait systématiquement à chaque début de session. Mais une fois démarrée, c’est le fun assuré !

Voici en quelques secondes, le résultat en version réalité augmentée :

Un peu bizarre au premier abord, non ?
Surtout quand l’eye-liner et le rouge à lèvres ont une demi-seconde de décalage avec le reste. Mais tout rentre (très vite) dans l’ordre. Et ce test m’aura donné envie d’essayer prochainement le maquillage « oeil de biche » dans la vraie vie… 🙂

Have fun !

Lien pour télécharger l’application (gratuite)
https://itunes.apple.com/fr/app/make-up-genius/id862302859?mt=8

Nom de code : L32…

C’est un rituel chaque année : à l’heure où nos chères têtes blondes (ou brunes, ou rousses, d’ailleurs) préparent avec plus ou moins d’impatience leur cartable tout neuf pour la rentrée scolaire, je me mets, moi, au niveau pour la sortie des nouveaux parfums ou autres collections de maquillage.

Je trainais donc tout à l’heure au Séphora de Boulogne, histoire d’humer quelques senteurs inédites. Pas grand chose, à vrai dire. « Bleu » de Chanel et  « Belle d’Opium » de Saint-Laurent, déjà fait… hélas pour mes narines !
J’ai par contre été « happée » par une vendeuse qui n’a même pas attendu que je lui réponde oui ou non : et hop, une mouillette du « nouveau parfum de Guerlain », (en fait, « Idylle », en version eau de toilette). Mon naturel gaffeur n’a pu se retenir en lâchant une grimace pas très élégante, je l’avoue. Un « beurk » qui s’est d’ailleurs amplifié quand cette même vendeuse m’a affirmé qu’il lui rappelait… « Féminité du Bois », de Lutens. Bon, et si je restais calme, et que je m’éloignais vite fait de cette énergumène en tailleur noir ?
Je continuais donc ma ballade pour m’arrêter au stand maquillage du magasin. Et mon oeil l’a repéré de suite : un beau vert, sombre, profond, tirant très légèrement sur le gris.
Je l’ai donc essayé sur l’ongle de mon pouce droit, qui joue parfois le rôle de mannequin-vedette.
Absolument sublime, très brillant, intense, facile à pinceauter, et nullement ridicule. Cela m’a d’ailleurs rappelé mon premier contact avec le fameux « Rouge Noir » de Chanel, qui à l’époque de sa sortie mettait en vedette une couleur bien à part des us et coutumes en matière de  vernis.
Chez Séphora, pas de noms poétiques ou de nombre cochable dans votre grille d’EuroMillions.
Le nom de code de ma découverte ? C’est L32 (L comme laque). Passage en caisse : 4,90 Euros.
Et le plaisir, une fois rentrée au chaud, de féliciter mon inconscient… L32 est totalement assorti à ma bague préférée. Quel talent !!!

Pas de 509, mais… le 29 !

Allez, histoire de clore le chapitre du « vernis de l’automne », je suis allée comme une courageuse sur le terrain tester le fameux 509 by Chanel. Et il a fallu être stratège, car la chose ne fut pas aisée, m’obligeant à faire le siège de toutes les parfumeries de Boulogne.
Il y eu d’abord Nocibé, et sa vendeuse qui m’a regardée si bizarrement quand je lui ai énoncé les trois chiffres magiques ; puis qui se détendit d’un coup quand je lui expliquais qu’il s’agissait de LA nouveauté de cet automne-hiver 2010. Toute contente, elle ouvrait alors son tiroir magique, brandissant l’objet tant convoité. « Je peux tester ? », lui demandais-je. Elle ouvrait alors l’emballage, me montrant brièvement le flaconnet, pour le remettre immédiatement à l’intérieur. Mon expression à ce moment-là a dû lui faire de l’effet, car elle me rétorqua que c’était son seul exemplaire, et donc pas un testeur. « Mais il est magnifique, achetez-le vite, il n’y en a qu’un ! »
N’aimant pas me faire forcer la main, et encore moins acheter sans essayer, je me dirigeais alors vers Marionnaud, rarement bien achalandé. « Ah, vous cherchez le 505 ? » Non, jeune fille, le 509 ! Et là, regard perdu de la damoiselle qui d’un seul coup réalisa que les compteurs Chanel étaient montés d’un cran. « Désolée, ne ne l’avons pas encore reçu ! »
Dernière étape locale chez Séphora (ma parfumerie préférée, qui elle n’est pas une chaîne, était malheureusement fermée), où la, j’ai eu droit au même cinéma de la part de la patronne, regard désobligeant en prime, comme si la pauvre fille que j’étais se trompait de numéro. Une de ses vendeuses, plus au fait de la chose, me confirmait être au courant de la sortie, mais que rien n’arriverait avant la mi-août… au mieux !

Qui me connait sait que je ne suis pas Bélier pour rien. Direction la station « Boulogne Jean-Jaurès », ligne 10, pour me rendre au Bon Marché. Peut-être que directement sur le stand de la Maison, j’aurais plus de chances ? Bien vu !
Déjà, je ne faisais pas un four en annonçant la couleur. Le 509, la jeune femme savait ce que c’était… et à son air mutin, elle sentait la Panurgie qui était (un peu) en moi ! Pourtant, patatra : « Par contre, nous ne l’aurons pas avant la mi-août » !
En pleine réflexion calendaire (mais où serais-je à la mi-août, devais-je l’acheter sans le tester chez N***, tiens, d’ailleurs, comment se faisait-il qu’ils l’avaient, eux ?), la vendeuse revint vers moi, accompagnée de sa supérieure. « Bon, on va vous le chercher en réserve et vous le montrer, mais on ne peut pas le vendre avant sa date de sortie officielle, c’est vraiment pour vous faire plaisir ! ». Quelques minutes d’attente, et j’ai même droit, après une dernière requête, de le tester sur un ongle. Bien m’en a pris…
Car au final, le 509, c’est le 505 agrémenté d’un irisé violine. Mais la base reste taupe, forcément un peu plus foncée que le best-seller de cet hiver… Très beau, très chic, très flanellisant… Mais l’impression de porter un copié-collé version hiver. Un peu déçue, forcément, mais pas tant étonnée. Ca sent le surfage sur un véritable succès et la volonté de ne pas trop prendre de risques tout en créant du nouveau. Cela me rappelle la tendance actuelle qu’ont les grands groupes de cosmétiques de nous proposer mille et une versions souvent très décevantes, histoire de nous faire ouvrir plus souvent notre portefeuille.
Sur le chemin du retour, j’en profitais pour passer devant les autres stands, à l’affût d’une éventuelle  nouveauté. Petit stop devant chez Yves Saint-Laurent, et là, d’un coup, la mémoire me revint : j’avais, il y a quelques semaines, repéré un rouge un peu brique, très proche de la couleur du flacon d’Opium. Je le reconnaissais, il était à portée de main.
N°29, Rouge Opium. Un signe…
Charmante vendeuse qui me laissait essayer plusieurs couleurs, mais mon coup de coeur était bien ancré. N°29, comme le jour de ma naissance, du même nom que le parfum que j’ai longtemps porté…
Mon vernis d’hiver sera celui-là, c’est décidé !!!
Pour savoir comment j’en suis arrivée là, faites un petit tour sur mon précédent article dédié au 509 de Chanel…

Après le 505… le 509 ?

Etre une fille, c’est dur. Dur comme prendre soin de ses petits petons. Dur comme se coltiner une manucure-maison. Parce qu’ensuite, il faut polir, couper, repousser… puis, étape ultime, colorer le tout.
Les garçons ne se rendent pas compte comme c’est compliqué de trouver la bonne couleur et le bon pinceau (et oui, la largeur de ces poils peuvent nous rendre marteau!). Et figurez-vous qu’il y a, comme dans la mode, des couleurs qu’il faut porter pour être « in ».
A ce petit jeu, Chanel est passé maître ces dernières saisons… Nous sortir LA couleur que nous ne soupçonnions même pas avoir envie de peinturlurer. Et tout ça en langage codé, à coups de trois chiffres, aussi précieux qu’une combinaison gagnante dans une salle des coffres.
Début 2010, il fallait avoir le 505 (subtilement baptisé « Particulière »), un taupe très pur, très CocoChanelisant.
Mais attention, c’est déjà (presque) fini… Un nouveau numéro pointe le bout de son pinceau pour cet hiver : le 509, prénommé « Paradoxe ». Un violine irisé un peu dans le même esprit que le 483 « Vendetta », vedette de l’été 2009 (vous suivez, là ?) et qui, sans nul doute, devrait être en rupture de stocks quelques jours à peine après sa sortie.
Bon, alors, je garde mon 505 pour cet hiver, ou je fais mon mouton de Panurge ?