Ca c’est de la bagouze !

Comme toute demoiselle qui se respecte, et comme vous l’aurez déjà compris, j’honore à la lettre la caricature-type des filles : vêtements, parfums, produits de beauté… j’accumule dans mes tiroirs, je fouine les nouveautés et tout cela dure depuis un sacré nombre d’années.

Mon péché mignon, pourtant, suit un peu moins le cours de la mode, et provoque souvent les commentaires ébahis de Monsieur et Madame Toute-le-Monde, et les réflexions amusées de mes amis (qui eux ont l’avantage de l’habitude).

Les bagues ! Si possibles énormes, avec des formes parfois hallucinantes, en toc, en argent, ethniques, ou tout juste sorties d’un atelier.

Début 90, j’ai eu ma période « indie fantasy », avec une collection de bracelets-bagues aux multiples couleurs (du Scooter de la grande époque) qui désarmaient mes collègues… Il faut dire que c’étaient des footballeurs ! Puis, très vite, la beauté des bagues ethniques indiennes et tibétaines a pris le dessus. Là, cela devenait du « lourd », tant par le poids (souvent des bagues pour hommes) que par la précision du travail sur les montures et les pierres.

Aujourd’hui, je reste fidèle à mon goût du gros, du grand et de l’imposant. Mais je fouine un peu partout afin de trouver, parfois, le nouveau bijou qui va venir compléter ma collection.

Et devinez sur quoi je suis tombée, avant-hier, en flânant chez mes camarades de H&M ? Ce collectif de bagues couleur cuivre, certainement destinées à être portées une par une… et qui m’ont tapé dans l’oeil. Bien entendu, je les porte toutes au même doigt…

Avec le pantalon baggy army et la chemise blanche, cela donne tout de suite un air de Chasse, Pêche, Nature et Traditions… à la sauce parisienne. Alors, pour « casser » le côté Bambi de la chose, l’autre main joue le jeu du gothique, toujours dans la tonalité cuivre (il faut quand même respecter les règles les plus basiques).

Bague multiple : H&M
Bague tête de mort : Gavilane
Collection perso

Monsieur « sexy »…

Et bien voilà.
Encore sous le coup de la déception quant au classement des 50 hommes les plus sexys selon les lectrices de Glamour UK (voir mon billet d’hier ici), voilà que cette histoire m’a travaillée… Mais qui serait mon « Monsieur sexy » à moi ?

La réponse est venue assez vite, et en cela, merci à  l’actualité cinématographique de m’avoir rappelé son existence. Car l’élu sera en fin d’année à l’affiche de « Encore un baiser », suite d’un des plus grands succès du cinéma italien, le très chorale « Juste un baiser », sorti en 2001…

Bon allez, je vous livre le nom… parce que c’est vous : Pierfrancesco Favino.

Je l’ai découvert il y a 10 ans, donc, dans « Juste un baiser », où il m’avait à la fois tapé dans l’oeil pour son physique, mais également pour son rôle d’homme responsable et les pieds sur terre, à 180° de ses camarades de jeu qui animent le film de leurs doutes, aventures minables et crise de la trentaine.

Mais le monsieur a confirmé tout le bien que je pensais de lui quelques années plus tard, dans « Romanzo Criminale », où, s’il a un rôle un peu moins lisse, son personnage du « Libanais » est néanmoins le leader charismatique de cette bande de voyous qui sème la terreur dans l’Italie des années 70.

Pierfrancesco (oui, oui, je me lâche un peu en l’appelant par son petit nom) est un acteur qui compte en Italie, et qui arrive à s’exporter à Hollywood, même si, hélas, il est un peu victime de son physique méditerranéen-macho. On a ainsi pu le voir dans « les Chroniques de Narnia 2 », ou encore « Anges et Démons ».

Allez, je suis sympa ; je partage même avec vous le lien de son site officiel…
Site officiel de Pierfrancesco Favino

Et puis, pour rappel, la bande-annonce de ce chef-d’oeuvre qu’est « Romanzo Criminale ». Si vous ne l’avez pas vu… rattrapez-moi ce retard !

J’suis cape, et j’le prouve !

Le problème du mois d’août à Paris, c’est qu’il a beau faire soleil, notre pessimisme météorologique prend le dessus. Ne rêvons pas, et après six ans passés à Perpignan je peux en témoigner, les beaux jours ne vont pas durer. Et quand en prime on aime lorgner les vitrines des boutiques… il nous arrive même de rêver à des températures plus automnales.
Ces chiennes (les boutiques, pas nous les filles !) en ont à peine terminé avec les soldes qu’elles font tapiner mannequins en bois et cintres en plastique, histoire de nous vendre du neuf, du chaud, du plus beau.
Vous l’avez compris, je tombe dans ce panneau même si je me retiens.
Et aujourd’hui, j’ai craqué pour un vêtement qui a eu la force de conviction de me transporter vers l’automne (voire de me donner envie qu’on y soit de suite) : une magnifique cape signée H&M. « So chic », comme dirait ma très chère mère…
Et vous, avez-vous déjà investi dans l’automne 2010 ?

Pas de 509, mais… le 29 !

Allez, histoire de clore le chapitre du « vernis de l’automne », je suis allée comme une courageuse sur le terrain tester le fameux 509 by Chanel. Et il a fallu être stratège, car la chose ne fut pas aisée, m’obligeant à faire le siège de toutes les parfumeries de Boulogne.
Il y eu d’abord Nocibé, et sa vendeuse qui m’a regardée si bizarrement quand je lui ai énoncé les trois chiffres magiques ; puis qui se détendit d’un coup quand je lui expliquais qu’il s’agissait de LA nouveauté de cet automne-hiver 2010. Toute contente, elle ouvrait alors son tiroir magique, brandissant l’objet tant convoité. « Je peux tester ? », lui demandais-je. Elle ouvrait alors l’emballage, me montrant brièvement le flaconnet, pour le remettre immédiatement à l’intérieur. Mon expression à ce moment-là a dû lui faire de l’effet, car elle me rétorqua que c’était son seul exemplaire, et donc pas un testeur. « Mais il est magnifique, achetez-le vite, il n’y en a qu’un ! »
N’aimant pas me faire forcer la main, et encore moins acheter sans essayer, je me dirigeais alors vers Marionnaud, rarement bien achalandé. « Ah, vous cherchez le 505 ? » Non, jeune fille, le 509 ! Et là, regard perdu de la damoiselle qui d’un seul coup réalisa que les compteurs Chanel étaient montés d’un cran. « Désolée, ne ne l’avons pas encore reçu ! »
Dernière étape locale chez Séphora (ma parfumerie préférée, qui elle n’est pas une chaîne, était malheureusement fermée), où la, j’ai eu droit au même cinéma de la part de la patronne, regard désobligeant en prime, comme si la pauvre fille que j’étais se trompait de numéro. Une de ses vendeuses, plus au fait de la chose, me confirmait être au courant de la sortie, mais que rien n’arriverait avant la mi-août… au mieux !

Qui me connait sait que je ne suis pas Bélier pour rien. Direction la station « Boulogne Jean-Jaurès », ligne 10, pour me rendre au Bon Marché. Peut-être que directement sur le stand de la Maison, j’aurais plus de chances ? Bien vu !
Déjà, je ne faisais pas un four en annonçant la couleur. Le 509, la jeune femme savait ce que c’était… et à son air mutin, elle sentait la Panurgie qui était (un peu) en moi ! Pourtant, patatra : « Par contre, nous ne l’aurons pas avant la mi-août » !
En pleine réflexion calendaire (mais où serais-je à la mi-août, devais-je l’acheter sans le tester chez N***, tiens, d’ailleurs, comment se faisait-il qu’ils l’avaient, eux ?), la vendeuse revint vers moi, accompagnée de sa supérieure. « Bon, on va vous le chercher en réserve et vous le montrer, mais on ne peut pas le vendre avant sa date de sortie officielle, c’est vraiment pour vous faire plaisir ! ». Quelques minutes d’attente, et j’ai même droit, après une dernière requête, de le tester sur un ongle. Bien m’en a pris…
Car au final, le 509, c’est le 505 agrémenté d’un irisé violine. Mais la base reste taupe, forcément un peu plus foncée que le best-seller de cet hiver… Très beau, très chic, très flanellisant… Mais l’impression de porter un copié-collé version hiver. Un peu déçue, forcément, mais pas tant étonnée. Ca sent le surfage sur un véritable succès et la volonté de ne pas trop prendre de risques tout en créant du nouveau. Cela me rappelle la tendance actuelle qu’ont les grands groupes de cosmétiques de nous proposer mille et une versions souvent très décevantes, histoire de nous faire ouvrir plus souvent notre portefeuille.
Sur le chemin du retour, j’en profitais pour passer devant les autres stands, à l’affût d’une éventuelle  nouveauté. Petit stop devant chez Yves Saint-Laurent, et là, d’un coup, la mémoire me revint : j’avais, il y a quelques semaines, repéré un rouge un peu brique, très proche de la couleur du flacon d’Opium. Je le reconnaissais, il était à portée de main.
N°29, Rouge Opium. Un signe…
Charmante vendeuse qui me laissait essayer plusieurs couleurs, mais mon coup de coeur était bien ancré. N°29, comme le jour de ma naissance, du même nom que le parfum que j’ai longtemps porté…
Mon vernis d’hiver sera celui-là, c’est décidé !!!
Pour savoir comment j’en suis arrivée là, faites un petit tour sur mon précédent article dédié au 509 de Chanel…

Après le 505… le 509 ?

Etre une fille, c’est dur. Dur comme prendre soin de ses petits petons. Dur comme se coltiner une manucure-maison. Parce qu’ensuite, il faut polir, couper, repousser… puis, étape ultime, colorer le tout.
Les garçons ne se rendent pas compte comme c’est compliqué de trouver la bonne couleur et le bon pinceau (et oui, la largeur de ces poils peuvent nous rendre marteau!). Et figurez-vous qu’il y a, comme dans la mode, des couleurs qu’il faut porter pour être « in ».
A ce petit jeu, Chanel est passé maître ces dernières saisons… Nous sortir LA couleur que nous ne soupçonnions même pas avoir envie de peinturlurer. Et tout ça en langage codé, à coups de trois chiffres, aussi précieux qu’une combinaison gagnante dans une salle des coffres.
Début 2010, il fallait avoir le 505 (subtilement baptisé « Particulière »), un taupe très pur, très CocoChanelisant.
Mais attention, c’est déjà (presque) fini… Un nouveau numéro pointe le bout de son pinceau pour cet hiver : le 509, prénommé « Paradoxe ». Un violine irisé un peu dans le même esprit que le 483 « Vendetta », vedette de l’été 2009 (vous suivez, là ?) et qui, sans nul doute, devrait être en rupture de stocks quelques jours à peine après sa sortie.
Bon, alors, je garde mon 505 pour cet hiver, ou je fais mon mouton de Panurge ?

Le duo du jour…

Au risque de choquer les puristes, oui, j’aime marier les parfums, au hasard de l’humeur et de mes envies du jour.
En ce jeudi au ciel plombé, j’ai choisi d’unir « Cuiron » d’Helmut Lang, à « Infusion de Vétiver » de Prada.
Choix très « couillu », j’en conviens, mais j’avais envie de boisés lisses à fort caractère, tout en sauvegardant l’essentiel : ma p’tite pointe de féminité…